02 Oct 2011, 2:30

Rinat Soultanov

L’activiste antifasciste Rinat Soultanov, client de Dmitri Dinzé, avocat de l’Association interrégionale des défenseurs « Agora », a été transféré de l’isolateur d’instruction [centre de détention provisoire] « Lebediovka » vers le lieu d’accomplissement de sa peine dans l’oblast de Sverdlovsk de la circonscription fédérale de l’Oural, dans la colonie pénitentiaire n°53, dans la ville de Privokzalni, avec la participation active et les services d’un agent du Centre “E” (Bureau de recherches opérationnel de la Direction principale du Ministère des Affaires intérieures de la Circonscription Fédérale du Nord-Ouest) connu pour ses actes illégaux, Vassili Ionovitch Trifan. Il n’y a aujourd’hui pas de doute sur le fait que Trifan manifeste justement une activité prodigieuse dans le domaine l’empoisonnement de la vie des antifascistes, des activistes sociaux et autres représentants des mouvements oppositionnels à Pétersbourg. C’est justement cet agent qui a chargé le détenu Rinat Soultanov, en l’enfermant dans l’isolateur d’instruction « Lebediovka » et en faisant tout son possible pour lui mettre une série d’affaires pénales sur le dos. Pourtant, aucune menace de l’inapproprié Trifan V. I. n’a pu forcer Soultanov à capituler et le transfèrement est sans doute pour le looser du Centre de lutte contre l’Extrémisme une manière de se venger.

Vassili Trifan, agent opérationnel du Centre “E” (de lutte contre l’extrémisme)

Je rappelle que Rinat a été condamné en avril de cette année, sur la base de l’article 111, pour participation à une bagarre avec des nazis en novembre 2008, après la « Marche Russe ». Le tribunal de Saint-Pétersbourg l’a condamné à 2 années de colonie à régime commun. Après le procès, l’administration de l’isolateur d’instruction « Lebediovka », où il était enfermé à ce moment-là, a proposé à Rinat de rester purger sa peine « à la rabotchka »1, dans le bloc économique. Rinat a accepté la proposition ; pourtant, le 7 juillet, après avoir attendu 3 mois dans sa cellule transitoire de l’isolateur d’instruction, il a contre toute attente été transféré à Ekaterinburg.

1. Section du travail dans un centre pénitentiaire. Les détenus ont la possibilité de choisir de purger leur peine à la « rabotchka ». Ils y jouissent de certains avantages, notamment le fait de vivre dans une baraque au lieu d’être enfermé dans une cellule. En échange, ils doivent travailler pour la prison. Ce sont surtout les détenus qui ont peur d’être transféré dans un camp ou une colonie pénitentiaire lointain, en territoire inconnu, qui choisissent cette option. N.d.T.

Extrait des commentaires de Dmitri Dinzé:

Le principal, ce sur quoi je veux attirer l’attention, c’est qu’on a donné à Rinat la possibilité de purger sa peine à la Lebediovka, à la rabotchka, ce que l’administration et les agents de l’isolateur d’instruction 4 ont toujours répété. Pourtant, après l’entrée en vigueur du verdict prononcé contre Rinat, on l’a tranféré, sans explication. Les geôliers l’ont embobiné avec des promesses de ne pas le transférer pour qu’en échange il ne porte pas plainte contre les opérationnels de la prison et l’échétchek [agent du Centre “E”] pour avoir constamment utilisé des moyens de pression contre lui. Il s’agit avant tout de la presse qui s’est mise du côté de l’opérationnel de la prison Brioukovkine, et de l’échek Trifan, ils ont constamment menacé Rinat, et quand ils ont compris que les menaces ne marchaient pas avec lui, ils ont décidé de le coffrer dans un pétouchatnik [littéralement: “cellule de tarlouzes”, c’est-à-dire une cellule où un détenu est violé par d’autres, N.d.T.] ou dans une baraque avec un fasciste (ce qui est à peu près du pareil au même). Brioukovkine a fait savoir à Rinat que par un crime de plus, les fascistes, sur les instructions des opérationnels, lui arracheraient les aveux nécessaires au Centre “E”. Mais Rinat, dans de telles circonstances, ne s’est pas laissé intimider et a signalé à l’opérationnel qu’ils étaient allé trop loin avec le chantage et les menaces, et a écrit une déclaration à la procurature concernant les opérationnels. Le Conseil Social près la Direction du Service Fédéral d’Application des Peines, en la personne d’Ella Poliakova, aide à résoudre la situation avec les opérationnels qui, ayant peur qu’on leur fasse de la publicité, ont laissé Rinat tranquille. En conséquence, les menaces ont cessé.

Mais à l’heure actuelle, nous avons ce que nous avons. Ils ont trompé Rinat en l’envoyant à pétaouchnok (Établissement Fédéral d’État, Colonie Pénitentiaire 53). Je ne pense pas que la colonie soit normale là-bas, elle est plutôt entièrement rouge², avec des kapos opérationnels rouges3. Tous les actes à l’encontre de Rinat sont des vengeances des opérationnels contre son refus de coopérer et sa fermeté. Du genre si vous vous comportez ainsi, alors après le verdict on vous fera mettre en prison et très loin.

2. En Russie les colonies pénitentiaires sont classées comme « rouges » et « noires ». Les « noires » sont les colonies des malfaiteurs, où les voleurs commandent. Les « rouges » sont les colonies des flics, que les flics contrôlent presque totalement. Dans la Russie contemporaine il ne reste presque plus de colonies noires. N. d. T.

3. Les kapos («activ» en Russe) sont les détenus qui acceptent de collaborer avec l’administration de la prison ou de la colonie pénitentiaire. Leur tâche est de moucharder et de passer à tabac d’autres détenus pour briser leur volonté. C’est une fonction méprisée en prison. Les opétationnels rouges sont des détenus subordonnés aux flics et employés par eux. N. d. T.

Les opétationnels pensent qu’ils lui ont créé des difficultés insurmontables, mais c’est que dalle, et là-bas Rinat ne sera pas seul, il aura du soutien et de l’aide. Bientôt il aura sa libération conditionelle, elle sera obtenue grâce au soutien juridique et à une surveillance méticuleuse de la marche du procès. L’important, c’est qu’ils ne lui infligent pas en plus par vengeance, comme à Platon Lebedev, toutes sortes de sanctions ridicules, du genre égarer ses fringues ou encore tout ce qui peut leur passer par la tête avec leur intelligence détraquée d’opérationnels, pour l’empêcher d’obtenir une libération anticipée.

Rappelons que la date prévue pour la libération de Rinat est le 4 novembre 2012.

Comme n’importe quel prisonnier, Rinat a grandement besoin de votre soutien et de votre attention!

Vous pouvez lui écrire à cette adresse:

624391, Свердловская область, г. Верхотурье, пос. Привокзальный,

ул.Свободы, д.22, ФКУ ИК-53, отряд No.7

Султанову Ринату Миндулличу.

RUSSIE

Tags: ACAB Centre E Dinzé Rinat Soultanov Trifan antifasciste prisonniers politiques 
15 Aoû 2011, 20:33

L’enquêteur D. V. Féditchev, qui poursuit le groupe Voïna, a confessé la tromperie et les faux officiels, en faisant parvenir au groupe Voïna ses dénonciations secrètes au Centre E. Nous publions ci-dessous la première de ces libelles.

Portrait de l’enquêteur pris de remords. Photo de Voïna.

Nous rappelons que le 16 avril 2011 Oleg Vorotnikov, Léonide Nicolaïev et Natalia Sokol se sont présentés chez l’enquêteur D. V. Féditchev pour interrogatoire dans le cadre de l’instruction.


L’enquêteur a donné aux avocats de Voïna sa parole d’honneur d’officier que Voïna serait seulement interrogée, qu’il s’agirait seulement d’une “vérification”, puisque Lionya et Oleg ont été mis en liberté sous caution par le juge et se rendaient régulièrement aux convocations de l’instruction, et que par conséquent il n’existait pas de motif légal pour les arrêter. Il a déclaré que:

1) il avait besoin de Vorotnikov uniquement pour qu’il donne ses témoignages ;

2) Féditchev lui-même ne savait rien de l’ouverture d’une nouvelle poursuite pénale contre Vorotnikov, dans le cadre de laquelle il aurait pu être arrêté ;

3) aux questions franches des avocats Dinzé et Riabtchikov il avait répondu qu’il ne s’apprêtait pas à arrêter Vorotnikov ;

4) il a menti à Natalia Sokol et à l’avocat Dinzé en disant qu’il ne savait rien à propos de Trifan et qu’il n’avait pas fait venir les agents du Centre E en leur envoyant des sms.



Dialogue entre l’enquêteur Féditchev et l’avocat Dinzé dans le cabinet de l’enquêteur. Fragment du phonogramme enregistré avec un dictaphone.

Féditchev: Je vous le dis de suite, il s’agit ici d’un dossier de vérification [il s’agit apparemment d’une instruction préliminaire à une éventuelle mise en examen, N.d.T.], ce n’est pas un interrogatoire.

Dinzé: Je n’ai qu’une seule question. Dites-moi, je vous prie, vous êtes sûrement au courant pour Vorotnikov, qu’une certaine affaire est parue sur internet.

Féditchev: <inaudible>

Dinzé: Donc j’écris « dossier de vérification »?

Féditchev: Oui. C’est dossier de vérification. Je dois prendre une décision légalement fondée sur l’ouverture de la poursuite pénale. Et Nicolaïev vient?

Dinzé: Oui, le voilà.

Féditchev: Je ne le connais pas du tout de vue. Et Vorotnikov aussi? J’ai aussi un dossier sur lui <inaudible>.

Dinzé: Je vous le demande, est-ce que vous auriez cette affaire?

Féditchev: Je n’ai pas d’affaire en cours d’instruction.

Dinzé: Je vais simplement vous montrer que ce n’est pas une affirmation sans preuve. Je vais sur internet tout de suite et je vous montre cet article. Je comprends que le traitement de l’affaire ne vous a peut-être pas été confié, mais vous pourriez vouloir prendre connaissance de cette information… À propos, Vymenets m’a envoyé une quantité de dépêches et de notifications… Pouvez-vous lui demander? Peut-être vous mettrez-vous en contact avec lui de quelque façon? Est-il possible que vous disposiez de telles informations? Si quelqu’un arrive et qu’on l’empoigne, ce n’est pas une très belle façon de procéder. J’aurais l’air de l’avoir attiré là-dedans. Vous comprenez n’est-ce pas? Pour moi ce n’est pas une option.

Féditchev (souriant malicieusement): Mais oui…

Dinzé: Si vous venez à apprendre… S’il y a une affaire, alors nous sommes prêts à venir pour l’affaire donner les explications et les dépositions, si c’est nécessaire, en rapport avec celle-ci.

Féditchev: Je n’ai pas d’affaire de cette sorte.

Dinzé: Je comprends.

Féditchev: Je vous explique: j’ai un dossier de mise en examen, premièrement, concernant Sokol et Nicolaïev et deuxièmement, la requête provenant de la Tchetviorka [prison dans laquelle ont été incarcérés Oleg Vorotnikov et Léonide Nicolaïev du 15 novembre 2010 au 24 février 2011, Oleg Vorotnikov avait déposé une plainte depuis la prison contre le traitement que leur ont fait subir les agents du Centre E lors de leur arrestation, N.d.T.] concernant Vorotnikov Oleg Vladimirovitch… Même deux dossiers: celui sur les actes illégaux des agents… je dois donc l’interroger. Et pour ce qui est du deuxième dossier, il s’agit de l’interroger sur les évènements du 31 mars.

Dinzé: C’est au sujet du 28ème commissariat?

Féditchev: Oui. C’est-à-dire que j’ai un dossier de vérification en rapport avec les agents.

Dinzé: Je ne m’attendais pas à ce que les enquêteurs de la procurature racontent des bobards.

Sokol: Qu’est-ce qu’il s’est passé?

Dinzé: L’enquêteur m’a promis qu’il y aurait un engagement à ne pas s’éloigner.

Sokol: Ils l’ont arrêté?

Dinzé: Non. Il est parti simplement. Trifan se trouve déjà en bas.

Féditchev: <inaudible>

Dinzé (se tournant vers l’enquêteur): Eh bien, vous m’avez donc menti, quand vous avez dit que vous lui donneriez un engagement à ne pas s’éloigner! Et il est parti.

Enquêteur: Pourquoi?

Dinzé: Parce qu’il a entendu votre conversation, et Trifan est déjà en bas.

Enquêteur: Quoi?

Dinzé: Trifan est déjà en bas.

Enquêteur: Quoi?

Dinzé: Vous voulez l’arrêter, n’est-ce pas?

Enquêteur: Attendez, je ne sais pas que Trifan est en bas.

Dinzé: Donc vous voulez l’arrêter maintenant?

Enquêteur: Pouquoi? J’ai besoin de lui pour conduire l’instruction.

Dinzé: Vous m’avez dit une chose et il s’est passé quelque chose de complètement différent.

Enquêteur: Je ne sais pas. Je vais voir tout de suite.

Féditchev (revenant): Non, il n’y a aucun Trifan là-bas.

Dinzé: Et vous dites encore que vous n’êtes dépendant de personne! Regardez dans les yeux la femme de Vorotnikov. Vous lui avez menti. Vous lui avez remis une convocation et menti de vous-même.

Ainsi, au lieu de la « vérification » promise, l’enquêteur a préparé une embuscade et a fait venir les agents du Centre E pour arrêter illégalement Oleg et Lionya, qui se trouvent en liberté par décision du tribunal. Et ensuite D. V. Féditchev a nié le fait d’avoir préparé une embuscade. Néanmoins à un moment donné l’enquêteur-unirussien [membre du parti de V. Poutine “Russie Unie”, N.d.T.] Daniil Vladimirovitch Féditchev a regretté les présents crimes et les a confessés, envoyant par ses aveux de mensonges, fraude et actes illégaux des documents uniques au Groupe Voïna.

Au chef du département d’enquête
près le District central
de la Direction principale de l’Instruction
du Comité d’instruction de la Fédération de Russie
de la ville de Saint-Pétersbourg

Au commandant de la Justice

Vymenets P. S.


RAPPORT

Par la présente je vous informe que moi, le 14.04.2011, au département d’enquête près le District central de la Direction principale de l’Instruction du Comité d’instruction de la Fédération de Russie de Saint-Pétersbourg, à l’adresse: n°44, Perspective Ligonski, au moyen d’une conversation téléphonique avec l’avocat Dinzé D. V., j’ai fait venir afin qu’ils donnent leurs explications Sokol N. V. Nicolaïev L. L., Vorotnikov O. V.. Le 16.04.2011 vers 14 heures 00 minutes l’avocat Dinzé D. V. m’a appelé et m’a fait savoir qu’« ils seront là dans une demi-heure ». Après cela j’ai fait un rapport au chef du département d’enquête et j’ai embauché l’agent opérationnel de l’ORB GOu MVD RF [Bureau Opérationnel des Recherches de la Direction Principale du Ministère des Affaires Intérieures de la Fédération de Russie, N.d.T.] du District Fédéral du Nord-Ouest, Trifan Vassili. Je l’ai informé des actes d’instruction planifiés et je me suis mis d’accord avec lui sur des signaux convenus, à savoir: si Sokol N. V. et Nicolaïev L. L. viennent, alors j’enverrai par SMS la notification « S et N », si Vorotnikov O. V. surgit, alors j’enverrai pas SMS la notification « Vorotnikov est chez moi ». J’ai également instruit l’agent opérationnel Trifan du fait qu’il était nécessaire qu’il se tiennent prêt à arrêter à tout moment Vorotnikov O. V. sur mon ordre, à savoir: « montez à l’étage ». A 14 heures 22 minutes l’avocat Dinzé D. V., Sokol N. V, Nicolaïev L. L. sont arrivés dans mon cabinet de travail 310. J’ai furtivement envoyé par SMS la notification convenue, après cela j’ai commencé à prendre la déposition de Sokol N. V. au sujet de dossier de vérification [il s’agit apparemment d’une instruction préliminaire à une éventuelle mise en examen, N.d.T.] N°390 sk-11. A environ 17 heures 15 minutes j’ai terminé de prendre la déposition, après quoi Sokol N. V. a achevé d’écrire ses observations [concernant le procès-verbal de l’interrogatoire établi par l’enquêteur, N.d.T.]. Je lui ai également remis la convocation à l’interrogatoire de Vorotnikov O. V. pour le 18.04.2011 à 20 heures 00 minutes. Après cela, à 17 heures 51 minutes j’ai commencé à prendre la déposition de Nicolaïev L. L. sur le dossier de vérification n°390 sk-11. A 19 heures 20 minutes j’ai écrit furtivement une notification par SMS à l’agent opérationnel Trifan sur le fait que je terminais de prendre la déposition de Nicolaïev L. L., auquel j’ai également remis une convocation à l’interrogatoire pour Vorotnikov O. V. le 19.04.2011 à 19 heures 00 minutes. Après sa déposition Nicolaïev L. L. a commencé à écrire ses observations s’y rapportant. A 20 heures 14 minutes l’avocat Dinzé D. V. et Vorotnikov O. V. sont entrés dans mon cabinet de travail 310. J’ai furtivement envoyé par SMS la notification « Vorotnikov est dans mon cabinet » au chef du département d’enquête et à l’agent opérationnel Trifan. A ce moment se trouvait dans mon cabinet Nicolaïev L. L., qui achevait d’écrire ses observations concernant sa déposition. J’ai reçu un appel entrant du chef du département d’enquête, je me suis éloigné vers la fenêtre, me trouvant dans le cabinet, pour recevoir les instructions. Ensuite je suis retourné vers le lieu de travail et j’ai commencé à expliquer à Vorotnikov O. V. ses droits et obligations en tant que suspect. A ce moment plus aucun appel entrant ni sortant n’est passé par mon téléphone. J’ai également écrit furtivement pour Vorotnikov O. V. à l’agent opérationnel Trifan à 20 heures 17 minutes « montez à l’étage, attendez près du cabinet » que soit donné le signal de l’arrestation, conformément à ce dont nous avions préalablement convenu. J’ai également demandé à Nicolaïev L. L. de sortir dans le couloir et d’achever d’écrire ses observations sur la déposition là-bas, puisque je devais mener des actes d’instruction avec Vorotnikov O. V.. Quelques minutes plus tard Vorotnikov O. V. a reçu un message par SMS, s’est levé brusquement et a commencé à sortir du cabinet, sans la moindre explication. J’ai commencé à lui dire: « Où allez-vous? Nous avons une instruction », sur quoi il est sorti du cabinet sans donner la moindre explication. Je ne l’ai pas suivi, puisqu’à ce moment Nicolaïev L. L. se trouvait encore dans le cabinet. Je savais aussi qu’en bas se trouvaient des agents opérationnels, auxquels avaient été donné l’ordre d’arrêter Vorotnikov O. V.. Parallèlement j’ai commencé à composer le numéro de téléphone de la sécurité du 3ème étage (764-87-30) pour qu’ils retiennent Vorotnikov O. V. jusqu’à l’arrivée des agents opérationnels, auxquels j’avais également envoyé furtivement la notification par SMS « Il est sorti du cabinet. Ne le laisser pas s’échapper du bâtiment ». Ensuite je suis sorti du cabinet, je l’ai fermé, je suis allé chercher Vorotnikov O. V. dans le quatrième étage, car j’avais supposé qu’il se dirigerait vers l’avocat Dinzé D. V.. Rencontrant l’avocat Dinzé D. V. j’ai essayé de tirer au clair où se trouvait Vorotnikov O. V.. L’avocat Dinzé D. V. m’a expliqué qu’il avait aperçu l’agent opérationnel Trifan dans l’escalier et qu’il en avait informé Vorotnikov O. V. , après quoi ce dernier avait quitté le bâtiment. J’ai demandé à l’agent opérationnel Trifan s’il avait vu Vorotnikov O. V. , à propos de quoi il a écrit « seul Dinzé m’a vu ». De quelle façon Vorotnikov O. V. a quitté le bâtiment, en passant devant les agents opérationnels, je ne peux pas l’expliquer, puisqu’à ce moment je me trouvais dans le cabinet. Je veux ajouter que les agents de la brigade d’escorte sont arrivés après que Vorotnikov O. V. a quitté le bâtiment.

L’enquêteur du département d’enquête

D. V. Féditchev





Sources du document:

http://fotki.yandex.ru/users/riotstarter2011/view/413033?page=1

http://fotki.yandex.ru/users/riotstarter2011/view/413034?page=1

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